SFR Presse
Libération
29 janvier 2019

Un «voyage» flou d’amour

Après «Kaili Blues», Bi Gan signe un second film d’esthète, dans les pas d’un héros obsédé par le fantôme d’une femme jadis aimée. Une dérive déchirante et déchirée, entre couloirs de la mémoire et rues de sa ville natale, conclue par une folle prouesse en 3D.

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Irrésistible ascension vers un village accroché au bord d’une montagne verdoyante, le premier film de Bi Gan, Kaili Blues, baignait dans une langueur et un mysticisme d’une désarmante simplicité. Son second long métrage, Un grand voyage vers la nuit, prolonge ce mouvement parabolique entamé en 2016 pour dessiner la trajectoire descendante, plongeon jusque dans les entrailles de la Terre et de la t

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