SFR Presse
Libération
12 juillet 2019

Au Liban, le divorce fait foi

Pour les chrétiens libanais, les séparations ont tout d’un parcours semé d’embûches. Pour s’affranchir d’un passage devant le tribunal ecclésiastique, les couples privilégient une conversion religieuse éphémère, avant de revenir à leur chapelle.

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«Chez les Latins, c’est toujours de la faute de la femme !» lance Joumana, en s’installant dans le canapé de son appartement du Kesrouane, fief chrétien du Mont-Liban, à une quarantaine de kilomètres au nord de Beyrouth. «Dès qu’on a besoin de l’Eglise, elle s’enfuit.» Plus de quinze ans après son divorce, la mère de famille reste amère. Catholique depuis son enfance, elle considère ne pas avoir e

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