SFR Presse
Libération
25 janvier 2019

Bi Gan : «Venez, allons voir si cet endroit existe encore»

Avec les superbes «Kaili Blues» et «Un grand voyage vers la nuit», le jeune virtuose a inscrit sa ville sur la carte du cinéma chinois puis explosé le box-office. «Libération» lui a rendu visite chez lui, à Kaili, dans la province isolée du Guizhou. D’apparitions en disparitions.

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«Welcome to Kaili» clame, en grosses lettres rouges, la colline qui domine l’entrée en gare du TGV arrivé de Guiyang, la capitale provinciale. En contrebas, l’exosquelette d’un immeuble moderne en construction voisine le feuilleté de tuiles noires d’une pagode. Comme dans un film, sur le quai, on se voit offrir une cigarette au parfum de mandarine, une marotte locale, et l’on se trouve soudain rap

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