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Libération
1 août 2019

Migrants en Egypte : «Après tout, des reins, on en a deux»

Des Soudanais, Erythréens ou Ethiopiens rêvant d’Europe se voient proposer en toute illégalité au Caire des prélèvements d’organes pour quelques milliers d’euros. Avec à la clé, et en l’absence de suivi médical, une santé amoindrie et, souvent, des illusions envolées.

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Il avance lentement, avec un rictus presque imperceptible. Quand il pose le pied droit, son corps penche légèrement. On dirait qu’il va tomber. Il a mal quand il marche, quand il s’assied ou quand il change de position. Il ferme les yeux, respire, essaie d’oublier la douleur. «On m’a proposé 5 000 dollars [4 500 euros] pour ça», raconte-t-il avec un geste énigmatique en direction du ventre. «5 000

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