SFR Presse
Libération
11 septembre 2018

«Mademoiselle de Joncquières», passé compassé

Transplanté au XVIIIe pour adapter Diderot, le cinéma d’Emmanuel Mouret n’apparaît que plus rigide et dénué de sensualité sous le vernis pesant du film d’époque.

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Le cinéma d’Emmanuel Mouret s’est toujours situé un peu hors du présent, se plaisant à faire résonner l’esprit et la langue du XVIIIe siècle dans des corps d’aujourd’hui, souvent jeunes. C’est ce qui pourrait le rattacher à Eric Rohmer («cinéaste du XVIIIe siècle», selon le critique Jean Douchet), même si les films de Mouret sont bien plus clos et étanches à l’époque. Cela fait son charme, lorsqu’

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