SFR Presse
Libération
11 octobre 2019

Misères et contresens du tatouage

Ce marquage indélébile n’est plus réservé aux seuls prisonniers ou aux mauvais garçons. Cette mode généralisée n’est-elle pas en fait un acte sournoisement conservateur ?

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Enfin la pluie tombe, les vêtements se mettent et l’automne arrive. Faute de déteindre, les tatouages vont se cacher. Ceux qui croyaient vivre un éternel été font grise mine ; moi, j’aime me couvrir. Depuis vingt ans, le nombre de tatoués augmente régulièrement ; il paraît qu’un jeune Américain sur cinq l’est. Je me souviens du malaise qui m’avait saisi naguère à Williamsburg (Brooklyn) devant ce

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