SFR Presse
Libération
17 octobre 2018

Manon Garcia, pouvoir de sujétion

La philosophe française s’intéresse à la notion de soumission féminine telle que vécue de l’intérieur et démontre qu’en dehors de toute violence, elle peut aussi résulter d’un consentement assumé qui n’entérine pas pour autant le discours machiste dominant.

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Il est aussi simple de soumettre qu’il est complexe de se soumettre. La première opération n’exige que la force : il faut juste qu’elle soit assez grande pour obliger le plus faible à plier, casser, rendre les armes, rendre l’âme. La seconde est plus difficile à cerner. Le plus souvent, on se soumet vi ac necessitate, par nécessité ou force majeure, quand on n’a aucun moyen de s’opposer à la contr

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