SFR Presse
Libération
22 mai 2020

Hymne au corps

Nous aimons le vrai corps, fragile et vulnérable, et non le corps idéal et tyrannique de la norme. Nous ne savons presque rien sur le corps vivant. Il faut donc l’aimer là où il s’exprime : dans sa fragilité tremblante.

3 min

Nous aimons le corps malade. Nous aimons les cicatrices et les morsures laissées sur la peau par les blessures. Nous aimons le vieux corps, marqué par le temps, ridé par le soleil, plein de souvenirs. Nous aimons le corps lent. Nous aimons l’imperfection et le déséquilibre, la lèvre ouverte, l’œil qui voit à peine, la main qui a du mal à saisir l’objet, le pénis flasque, la jambe qui est plus cour

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