SFR Presse
Le Figaro
23 juin 2020

Je veux que la rue Faidherbe où j’ai grandi garde son nom

Débaptiser rues et lycées et s’attaquer aux statues de personnages qui appartiennent à la mémoire collective ne peut que provoquer, chez la majorité des Français, un sentiment d’agression et de dépossession, s’inquiète le romancier, essayiste et universitaire*.

Delacomptée, Jean-Michel

4 min

1 like

Delacomptée, Jean-Michel
Delacomptée, Jean-Michel

Durant ma jeunesse, j’habitais à l’angle des rues Faidherbe et Chanzy dans une ville ouvrière de la banlieue parisienne. La rue Faidherbe, longue de cinq cents mètres, menait vers la gare. La rue Chanzy, beaucoup plus courte, était en terre battue. Tout cela n’a guère changé. Les souvenirs s’y retrouvent comme chez eux, presque intacts. La population avait alors, dans sa très grande majorité, la p

Vous avez lu gratuitement une partie de l'article, pour lire la suite :