SFR Presse
Libération
5 septembre 2018

«Shéhérazade», parfum de flamme

Relatant l’amour d’un ado délinquant pour une prostituée mineure dont il devient le mac, le premier film de Jean-Bernard Marlin s’immerge avec acuité dans la violence sociale de quartiers marseillais. Et offre à ses acteurs débutants une épiphanie incandescente.

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Au milieu de ce qu’on nomme aujourd’hui un peu trop facilement, pour qualifier les excès, facilités et paresses d’un certain réalisme, le cinéma «naturaliste» (mot galvaudé jusqu’à être devenu péjoratif), Shéhérazade (lauréat du prix Jean-Vigo 2018) fait figure de beau contre-exemple, tant il est tenu de bout en bout avec une justesse et une honnêteté admirables. Zachary (Dylan Robert), petit déli

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