SFR Presse
Le Figaro
15 février 2019

Fonds en euros : les assureurs auraient-ils pu mieux faire ?

ASSURANCE-VIE Sans surprise, les rendements des fonds en euros des contrats d’assurance-vie continuent de baisser. Les performances de 2018, créditées sur les comptes en janvier 2019, sont en recul de 0,10 à 0,20 point et devraient se situer, en moyenne, aux alentours de 1,60 % net de frais de gestion. Une fois déduits les prélèvements sociaux (de 17,20 %), les taux nets - avant impôts et sans tenir compte des frais sur versements - devraient s’élever à 1,30 % environ. De nombreux assureurs ont pourtant indiqué qu’ils n’avaient pas servi à leurs épargnants l’ensemble des intérêts et gains qui leur revenaient. Ils ont, encore une fois, mis ces bénéfices de côté afin de « ménager l’avenir », disent-ils. Chez BNP Paribas, par exemple, le rendement brut du fonds en euros s’est élevé à 3,20 % l’an dernier, avant frais de gestion (soit environ 2,20 % après). Mais l’assureur a choisi de n’en distribuer qu’une partie (de 1,45 à 1,95 %, selon les contrats) et de continuer à gonfler sa provision pour participation aux bénéfices. Cette dernière atteint près de 5 milliards d’euros, soit l’équivalent de 5,36 points de rendement ! Une majorité de compagnies ont poursuivi le renforcement de ces réserves, sans toujours en préciser les montants.

Leroux, Eric

2 min

Leroux, Eric
Leroux, Eric

1 Qui profitera de l’argent en réserve ? Ce comportement des assureurs pose un sérieux problème d’équité. L’argent placé en réserve est prélevé sur des gains constitués grâce à l’épargne des assurés. Il doit leur être reversé au plus tard dans les 8 ans qui suivent la mise à l’abri. De ce fait, il ne profitera pas aux personnes qui résilieront leur contrat dans les prochaines années, lors d’un re

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